Le Blog-Notes Critic

Couverture : 

Résumé :
Travis Chase a décidé de tourner la page. Ex-flic, ex-taulard sorti de quinze ans de prison, il entreprend un long périple dans la nature sauvage des Rocheuses de l’Alaska. C’est là qu’il tombe sur l’épave d’un 747. À bord, tous les passagers ont été assassinés. Parmi eux, l’épouse du président des Etats-Unis. Et ce n’est que le début d’un cauchemar improbable, car Travis Chase va se retrouver impliqué dans une guerre souterraine qui infecte le monde entier depuis trois décennies. Une guerre pour la possession d’une redoutable technologie futuriste d’origine mystérieuse. L’enjeu n’en est rien moins que l’avenir de l’humanité.

Mon avis :
Décidément, depuis quelques temps, L’Atalante semble abonner au thriller SF. J’dis ça, ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, je suis plutôt client ! C’est ainsi que quelques mois avant Amortels, l’éditeur nantais publiait L’Entité 0247. Sauf que cette fois-ci, ce n’est pas tellement du côté de Richard Morgan qu’il faut aller voir, puisque l’intrigue se déroule de nos jours. Le côté SF, lui, provient d’une brèche qui mène vers, vers… un ailleurs.

Pour être honnête, la première traduction en France de Patrick Lee évoque immanquablement Fringe. Pour faire court, L’entité 0247 aurait pu être un excellent épisode de la série télé du très surestimé J.J. Abrams. Tout y est et un peu plus encore : les objets bizarres, les savants fous, le héros au passé trouble mais à la gâchette facile,  les armes destructrices, la jolie fille en détresse, le méchant machiavélique. Ajoutez que, comme dans tout bon thriller qui se respecte, on est aspiré dès les premières pages par le rythme trépidant basé sur des scènes explosives et des chapitres très courts… On tourne les pages, sans difficultés, sans longueurs, avec juste l’envie de passer un agréable moment et de connaître le fin mot de l’histoire. La recette est éculée, mais elle marche, et nous avec

Alors qu’un troisième tome vient de voir le jour outre-Atlantique, le deuxième opus traversera la brèche pour s’installer dans nos contrées dès le mois d’avril. Vivement avril !

7/10 Une bonne surprise ! L’Entité 2047 marque le début d’une série qu’on imagine longue et profuse. Si elle garde ce niveau de qualité, nul n’ira s’en plaindre. Surtout pas moi !

Simatural 

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2 Comments | Posté dans Critiques SF par Simatural

Couverture : 

Résumé :
Bienvenue dans la Chromocratie ! Ici, les citoyens sont normaux, à la différence près qu'ils naissent Gris, Jaunes, Verts, Bleus, ou encore Rouges en fonction des couleurs qu'ils distinguent. Le rôle de chacun dépend justement de cette singularité. Les Pourpres accèdent aux postes les plus agréables tandis que les Gris, incapables de discerner les nuances éclatantes, sont traités en esclaves. Et comme dans toute tyrannie digne de ce nom, les autorités veillent à ce que cet ordre soit respecté !
Edward Rousseau est un jeune homme Rouge sans histoire, promis à un bel avenir. Jusqu'au jour ou un compagnon rencontré par hasard dans un train disparaît, dans l'indifférence la plus totale. Dès lors, de mystérieux incidents l'interpellent : on lui confisque ses papiers, il apprend que le médecin de la ville est mort dans des circonstances étranges... Sa rencontre avec Jane, une Grise effrontée au nez exquis, va confirmer ses soupçons : ces événements cachent une vérité effrayante. Qui réussira à la révéler sans y perdre la vie ?


Mon avis :

Mesdames et messieurs, le nouveau cycle de l’inénarrable Jasper Fforde, au doux nom de « La tyrannie de l’arc-en-ciel » et à la couverture des plus enfantines est arrivé. Et le jour où cet auteur nous sortira un ouvrage plat et sans originalité n’est pas encore venu. Ô que non. Et ce n’est de toute façon pas ce que son lectorat souhaiterait, n’est-ce pas ? Je peux d’ores et déjà vous rassurer sur le contenu de ce premier tome où le « made in Jasper Fforde » est de bout en bout présent.

Comme cet auteur a son propre phrasé, le plus simple reste encore de vous plonger dans les premières pages pour savoir si son style vous conviendra ou non. Alors chose qui n’est pas coutume, je vais vous conter un extrait qui est tout bonnement le premier paragraphe du premier chapitre.

« 2.4.16.55: Lors de déplacements inter collectifs, les hommes doivent adopter la tenue vestimentaire n°6. Le port du chapeau est conseillé, mais non obligatoire.Tout a commencé quand mon père n’a pas voulu voir le Dernier Lapin, et s’est terminé dans quand je me suis retrouvé englouti par une plante carnivore. Ce n’est pas vraiment ce que j’avais  envisagé pour mon avenir: j’avais plutôt espéré épouser une Sang de Bœuf pour rejoindre la lignée dynastique. Mais c’était il y a quatre jours, avant que je ne rencontre Jane, que je récupère le Caravage et que j’explore Haut-Safran. Ainsi donc, au lieu de savourer les aspirations à l’ascension chromatique, j’étais totalement immergé dans la soupe digestive d’un yataveo. Tout cela était profondément désagréable. »

Et on peut le comprendre que c’est désagréable. Vous voilà prévenu, à la lecture de la 4ème de couverture ainsi que de ces premières lignes, vous avez un parfait aperçu de ce que seront ces quatre journées évoquées par Edward Rousseau, un Rouge sans histoire. Du moins jusqu’à cette histoire même! Et qui plus est, avec de nombreux détails. Il en faudra forcément puisque pour ce premier opus, nous avons déjà affaire à la bagatelle d’un peu moins de 600 pages.

Cependant, le revers de la médaille avec pareil conteur, c’est qu’il faut parfois s’accrocher pour bien s’approprier l’environnement. En l’occurrence ici la Chromocratie. Cette dernière est en fait une allégorie de notre société actuelle. C’est en effet en utilisant ce monde créé de toute pièce que Jasper Fforde nous offre une satire de notre propre monde. Nous nous retrouvons alors à la fois devant un monde qui nous est étranger, mais qui par bien des aspects se rapproche du nôtre. Qu’il s’agisse des problématiques ethniques, de couleur de peau, de place dans la hiérarchie par rapport à notre aspect extérieur, tout est finalement passé au crible dans ce premier opus qui se veut résolument introductif. C’est du moins ce que j’espère, puisque - et c’est le seul reproche que je ferais à ce livre - nous ne savons malheureusement pas trop où nous allons. Nous suivons les pas d’Edward, on sent qu’il se trame quelque chose en arrière plan mais le tout a du mal à se dessiner. Néanmoins je ne me fais pas de souci, et fais confiance à Jasper Fforde pour rendre le deuxième opus bien plus dynamique. Parce que, ce que cherche notre aventurier en herbe, on le devine au bout d’un moment, est tout ce qui peut se cacher dans les nombreuses zones de non droit, et qui ont pris racine après le tu-sais-quoi.

Mais au final, que ça mette un peu de temps à démarrer n’est pas forcément une mauvaise chose, tant les trouvailles et les idées qui ponctuent l’histoire et cette originale Chromocratie se veulent rafraichissantes et désopilantes. 


7,5/10 Nouveau cycle, nouvelle histoire, nouvelle originalité. Jasper Fforde offre avec ce premier tome un environnement déroutant. Un monde, la Chromocratie. Une allégorie des travers de notre société. Une satire haute en couleur qui vous fera malgré tout sourire à de nombreuses reprises.

SebO

Et c’est par où la Chromocratie ? C’est par ICI. 

5 Comments | Posté dans Critiques SF par SebO

Couverture :

Résumé :
XXIIIe siècle, la Terre est recouverte par les glaces. Quelque part dans le Pacifique Sud, un vaste dôme abrite la ville de Ash-Harbour. La Machine, gigantesque construction de fer et d'acier, y fournit aux hommes la chaleur vitale. A 16 ans, Sala toujours entendu dire que les Horlogers, impitoyables gardiens de la Machine, n'existaient pas. Jusqu'au jour où sa vie de lycéen tranquille bascule : son père, accusé de meurtre, disparaît. Traqué, l'adolescent part à sa recherche dans les dédales de la cité. Une quête qui le conduit aux portes de la Machine où il découvre enfin la vérité. Mais à quel prix ?

Mon avis :
Publié en France avant l’excellente Saga des Wildenstern, Libertée surveillée semble être passé –si c’est possible –, plus inaperçu encore. Pourtant, sans atteindre le niveau de qualité des aventures de Nate Wildenstern, il permettait d’entrevoir déjà les qualités d’un conteur hors pair.

À l’intérieur d’un gigantesque dôme, une immense machine réchauffe une humanité qui tente tant bien que mal de survivre sur une Terre recouverte par la glace. La quatrième de couverture évoquera aux plus anciens d’entre nous la SF antérieure aux années 90, par ses thématiques, par son histoire. Qui a dit La Compagnie des Glaces.

Les amateurs toujours plus nombreux de l’auteur irlandais y retrouveront aussi son style vif, alerte, drôle, susceptible de plaire aux plus grands nombres. Ici, on suit les pas du jeune Sal qui voit sa vie de lycéen basculer le jour où son père est accusé de meurtre. Sal devra tout laisser derrière lui s’il veut innocenter son pater, et surtout, mettre fin au mystère qui entoure la Machine et ses terrifiants gardiens, les horlogers.
 
Vous n’arrivez pas à faire lire vos vieux romans de SF à vos chères têtes blondes qui trouvent ça « grave ringards » ? Glissez-leur Liberté surveillée entre les mains, il y a des chances pour qu’ils viennent piquer d’eux-mêmes dans votre collection.

7/10 Un roman de SF à l’ancienne, pour les plus jeunes et les moins jeunes. Une bonne occasion aussi pour les seconds de mettre le pied à l’étrier aux premiers pour leur donner envie d’aller jeter un œil aux romans de science-fiction qu’ils lisaient à leur âge ! 

Simatural

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