Le Blog-Notes Critic

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Résumé :
Après avoir débarrassé la province He Zong de son gouverneur laxiste, le Duc Zhao, et de sa cour de profiteurs, le juge Bao prend en main la destinée de cette région.
La sagacité du juge est mise à l'épreuve car la province est en proie à la famine et à la misère, les plus riches administrés sont peu enclin à l'aider et l'on signale de nombreuses prises d'otages...

Heureusement, le juge Bao est bien secondé et, en plus de ses compagnons habituels, il reçoit l'aide de l'ingénieux Peng et de la fougueuse Princesse Xi.

Mon avis :
C'est non sans une certaine joie que nous retrouvons le juge Bao un an à peine après la sortie du troisième volume. Ce rythme de parution est une gageure, le manhua ne comptant pas moins de 160 pages.


Patrick Marty, le scénariste, nous propose une situation légèrement différent de celle des tomes précédents. Le Juge Bao n'a pas seulement à résoudre une affaire criminelle, ici des enlèvements mystérieux, mais il doit aussi diriger une province, ce qui est propice à de nouvelles intrigues. Est-ce parce qu'il est pris par les affaires d’État que nous voyons peu le Juge Bao dans cet opus ? La part belle est plutôt faite à Zhan Zhao et à la Princesse Xi qui sont sur la trace des otages et nous offrent au passage un duo amoureux et comique qui épice l'histoire.

De plus, le manhua nous livre une description assez juste de la société de l'époque, ce qui renforce la crédibilité du récit.
Toutefois, ce n'est pas sans défaut. En plus de l'absence marquée du juge Bao, certaines intrigues se résolvent d'elles-mêmes, ennuyeux pour un polar !

Le scénario n'est pas le seul à avoir évolué, Chongrui Nie nous offre un dessin plus recherché. Les personnages sont plus dynamiques que dans les premiers tomes et les expressions des visages se sont affinées devenant moins outrancières. Chongrui Nie n'a pas son pareil pour dépeindre la joie, la peur ou la concupiscence sur un visage, pour rendre la démarche martiale du soldat ou celle de l'homme saoul claudiquant dans les rues.Les arrières plans sont aussi plus denses et détaillés par rapport aux premiers tomes et cela améliore encore la capacité immersive du dessin.

Au final, les auteurs nous livrent un récit intemporelle sur la lutte contre l'injustice, la corruption ou l'abus de pouvoir qui, comme le rappelle Patrick Marty en avant-propos, parlera à tous.


7,5/10 Personnages charismatiques, intrigue mystérieuse et, malgré quelques faiblesses dans le récit, ce quatrième tome du juge Bao est une plongée prenante dans la Chine du 11ème siècle.

Sreekstar

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Résumé :

Furari pourrait se traduire par « au hasard », « au gré́ du vent »... Tout comme dans L’homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jiro Taniguchi entraine son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné, mais que tout Japonais devine être Tadataka Ino, célèbre géomètre et cartographe qui, au dé́but du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tokyo, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses réflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement.

Mon avis :

Souvent, je me suis entendu dire « Quoi, tu n’as pas encore lu maître Taniguchi ? ». A me titiller comme cela, on touche ma fierté de « gros » lecteur de mangas, sans vouloir faire le coq trop fier. Je viens donc de rectifier le tir avec la toute dernière nouveauté de Taniguchi-sensei parue chez Casterman, Furari.

Sans avoir (pour le moment) lu les autres œuvres du-dit monsieur, je pense qu’il ne s’agit pas de son meilleur bouquin. Non pas que celui-ci soit un mauvais titre, je dirais même qu’il s’agit d’un bon titre, mais sans être génialissime comme j’ai pu l’entendre pour certaines autres œuvres du maître. Peut-être ne suis-je pas porté sur les mangas de type contemplatif.

Néanmoins, il faut reconnaître que Taniguchi parvient à nous immerger dans les petits plaisir d’Edo. Un adage dit qu’on reconnaît les grands auteurs au fait qu’ils sont capables de rendre intéressant l’inintéressant. Ici, je suis parvenu à cet intérêt, mais sans passion.

Mais il y a quelque chose de remarquable dans Furari, c’est l’intégration de personnages historiques de grandes renommée dans un cadre très simple, rendant ces personnages encore plus attachants si l’on couple cela à l’univers poétique de Taniguchi.

7/10 Un livre qui contentera probablement les fans. Un livre qui pour ma part m’incite personnellement à poursuivre. Un livre intéressant qui en intéressera d’autres.

Kissifrott

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Résumé :
Le jeune Ryota Sakamoto vit confiné chez lui et passe ses journées à jouer online. Ce paisible quotidien est perturbé lorsque de mystérieux hommes en noir l'enlèvent et le transportent sur une île déserte. Le voilà contraint d'employer des bombes pour combattre d'autres participants ! Pourquoi ? Pour qui ? Ce jeu intitulé “Btooom !” présente des caractéristiques identiques à celui sur lequel Ryota passait jusque-là tout son temps !! Bombes à retardement, à fragmentation ou télécommandées, à lui de faire exploser ses adversaires pour pouvoir survivre !! Un jeu d'action sans concession !!


Mon avis :
Comme pour beaucoup de mangas de la veine shonen, celui-ci débute sur les chapeaux de roues avec des images dans tous les sens et peu de texte. Alors il ne faut surtout pas s’arrêter aux 10 premières pages à l’intérêt limité, si ce n’est de nous faire comprendre que le héros de l’histoire est fan de jeu vidéo et surtout d’un bien particulier : Btooom. Il s’avère être l’un des tous meilleurs mondiaux de ce jeu massivement multi joueur.

Ce titre n’est pas follement original, loin de là, il n’est pas sans rappeler le très réussi Battle Royal et par certains côtés Death Note également. Malgré tout, petit à petit on se laisse prendre au jeu, c’est le cas de le dire. Le dessin est soigné, les décors plutôt chouettes et les rapports humains bien traités. Pour le moment rien d’exceptionnel, on sent bien cependant, que malgré la classification Shonen de ce manga, celui-ci s’adressera à un public plus adulte. Quoi qu’il en soit, un petit manga qui se lira sans déplaisir, mais il faudra attendre le tome 2 pour se faire une idée plus juste de la qualité ou non de celui-ci. Surtout qu’à priori, au Japon ce titre fait un vrai carton, alors wait and see.

6/10 Un manga sauce Battle Royal, efficace et bien rythmé.

Eric

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