Le Blog-Notes Critic

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Par ordre décroissant

Couverture :
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Résumé :
Un jour les morts se sont relevés... Une vague de terreur et de cannibalisme se répand aux États-Unis. Bannerman Clark, capitaine de la Garde nationale, est chargé d'une mission capitale : découvrir l'origine de ce désastre et l'empêcher de gagner Los Angeles. Son enquête le mène en Californie où une femme détiendrait le secret de l'Épidémie. Mais elle est frappée d'amnésie. Et pour la protéger, Bannerman doit venir à bout de zombies de plus en plus nombreux, invisibles ou dotés de pouvoirs dignes de super-héros.
Apprenez comment l'horreur a commencé...

Mon avis :
Cette chronique est susceptible de contenir des spoilers concernant les événements relatés dans Zombie Island.

Après un Zombie Island (Zombie story 1) de bonne facture, voici Zombie Nation, préquelle évoquant les origines du mal et la première année de la contamination qui a ravagé la planète.

D'entrée, ce tome démarre avec pas mal de défauts. Forcément moins original que son prédécesseur, il en prend en plus quelques unes des ficelles qui pour le coup s'avèrent passablement usées. Sans spoiler, je peux vous dire qu'on se retrouve à nouveau en présence de l'esprit écossais Mael Mal Och. Connaissant le personnage par le tome précédent (mais qui se déroule après dans la chronologie de l'histoire, vous suivez ?), le lecteur connaît déjà le but du shaman, à savoir exterminer l'humanité. Et donc on sait aussi qu'il a échoué.

De même, un capitaine de la Garde Nationale du Colorado tente de repousser l'avancée des morts-vivants. Même constat, on sait d'avance qu'il a échoué puisque qu'on a lu le tome 1.
Il va sans dire que tout cela plombe passablement l'intérêt de l'histoire.

Mais le plus irritant est à venir. Le personnage de Nilla est aussi un zombie ayant conservé ses facultés intellectuelles grâce à l'oxygénation de son cerveau au moment de sa mort, comme Gary dans le tome 1. Vous avez dit " déjà vu " ?
Comme si ça ne suffisait pas, Nilla dispose d'un super pouvoir : elle peut se rendre invisible. Si, si, là, comme ça. Mais pourquoi ? Parce que. Oui, parce que. Vous ne trouverez pas de meilleure réponse (peut-être dans le tome 3?). En tout cas, c'est très pratique pour un auteur en difficulté pour tirer ses personnages d'une situation épineuse.

Bon, tout n'est pas à jeter dans ce Zombie Nation, heureusement. Le style de Wellington est toujours aussi agréable à lire, ses descriptions gore étant vraiment atroces (on est là pour ça, hein) et le récit est parsemé de courtes citations extraites de journaux, extraits radio ou tv, blogs etc ... qui montre l'évolution de la situation dans le reste des USA au fil du récit. L'effet est très immersif mais insuffisant pour pallier aux carences du récit.

Je terminerai en me demandant pourquoi Milady s'acharne à pondre des quatrièmes de couvertures mensongères ou trompeuses : le seul et unique super-pouvoir de l'histoire, c'est l'invisibilité de Nilla (et c'est bien assez.).

6/10  On peut légitimement se demander s'il ne vaudrait pas mieux lire ce tome avant le premier puisqu'il est indépendant, qu'il apporte peu à l'histoire générale (l'origine du mal n'est pas folichonne) et qu'il supporte mal la comparaison avec Zombie Island

Winter

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Posté dans Critiques Horreur par Winter

Couverture :
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Résumé :
Los Angeles est plongée dans une vague de terreur. Une alliance de criminels s'est emparée de la ville. Tous ceux qui s'y opposent connaissent un destin épouvantable dont les causes ne sont pas humaines : accidents étranges, maladies soudaines, morts inexplicables et horribles... Dans ces conditions, nul ne tient tête aux barons du crime, qu'accompagnent quatre femmes mystérieuses, des figures fantomatiques aux pouvoirs démentiels. Seul à s'opposer au cartel maudit, le détective Dan Fisher a rendez-vous, au cœur du cauchemar, avec la cinquième sorcière !

Informations complémentaires : ICI

Mon avis :
Quand on lit un Masterton, on sait d'avance qu'on ne va pas vers un chef d'œuvre absolu de la littérature. Par contre, on a bon espoir de tomber sur un bon divertissement, gore ce qu'il faut, original dans son approche,  et là je pense à Manitou, au Jour J du Jugement ou au Démon des Morts. On peut aussi avoir droit à du lovecraftien et même du bon : Apparitions ou Les puits de l'Enfer sont de ceux-là. Parfois, on tombe sur du très mauvais voire de l'exécrable comme les Guerriers de la Nuit.

La cinquième sorcière est hélas une mauvaise pioche dans l'imposante bibliographie du prolifique auteur écossais. Principal problème de ce livre ? On n'y croit pas une seconde.
Je ne parle évidemment pas de la sorcellerie ou des démons mais des motivations ou des réactions des différents protagonistes.

Quatre sorcières s'allient à des pontes du crime organisé pour prendre le contrôle de Los Angeles. Très bien, mais pourquoi ? Bonne question dont vous n'aurez jamais la réponse.

Les sorcières sont ultra-balaises, c'est certain, alors pourquoi se limiter à une ville ? Pas mieux. Comment s'en débarrasser ? Facile, en embauchant une autre sorcière, la cinquième du titre. On la trouve où ? Aucun souci, c'est la voisine de palier du flic faisant figure de personnage principal. Bon, mais ça va être chaud, quatre sorcières manipulant quatre magies différentes, c'est une super idée qu'ont eue les méchants entrepreneurs du crime, non ? Ben, ouais, mais pas de bol, en plus de faire une super tisane et des cataplasme du tonnerre de dieu, notre voisine sorcière est aussi au courant de tout ce qu'il faut savoir pour neutraliser les quatre autres. Et c'est comme ça tout du long.
Dommage car malgré tout, ce roman dispose de quelques points positifs (les scènes gores sont, comme à l'habitude, particulièrement sanglantes et glauques) et d'idées sympathiques comme ces sorcelleries qu'on ne voit pas souvent en littérature fantastiques : magie colombienne aux démons surpuissants, magie russe des miroirs où les reflets tuent. Hélas, ça ne suffit à rattraper le roman qui est globalement indigeste.

4/10  Un Masterton à éviter, surtout à ce prix. On espère un sursaut pour le prochain.

Winter

Posté dans Critiques Horreur par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
À la suite d'une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. À la recherche d'un remède au virus, un groupe d'adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l'île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d'être le destin le plus terrifiant...

Informations complémentaires : ICI


Mon avis :
La fin du monde est arrivée. Les morts se relèvent, l'humanité ne parvient pas à faire face et se fait dévorer toute crue, littéralement. Suprême ironie, les derniers bastions de résistance sont les anciens pays mis au ban des nations : Afghanistan, Pakistan, Somalie ont réussi à repousser les non-morts là où les démocraties occidentales, trop dépendantes de la technologie et prisonnières des valeurs morales qui avaient fait leur grandeur, se sont effondrées.

Mais pour diriger ces dernières enclaves, il faut un pouvoir fort, incarné par des leaders solides. Des dictateurs, pour faire court. Mama Halima, dirigeante de la République des Femmes Libres de Somalie est atteinte du SIDA. Si elle meurt, la Somalie s'effondre et peut-être le dernier espoir de l'humanité. Dekalb, agent de l'ONU en charge des programmes de désarmement, et sa fille ont eu la chance d'être au Kenya quand l'Epidémie s'est déclenchée. Lui et sa fille ont pu se réfugier dans la proche Somalie. En échange de leur vies, il accepte de livrer à Mama Halima la liste de tout les bâtiments de l'ONU qu'il connaît. Après avoir écumé tous les stocks de l'ONU dans l'est de l'Afrique, Dekalb lance une idée en l'air : le seul endroit sur Terre où on peut trouver tout les traitements rétroviraux à coup sûr, c'est le siège de l'ONU à Manhattan. Sauf que Mama Halima le prend au sérieux et envoi Dekalb à New-York par bateau accompagné d'une troupe de soldats fanatiques pour récupérer les précieux médicaments.

Débarquer en douce à Manhattan, éviter les dix millions de zombies potentiels, s'emparer des médicaments, revenir et éviter que sa fille Sarah ne soit élevée dans une madrasa par des fanatiques religieux, voilà le plan de Dekalb. Sauf que la population de New-York pourrait bien réserver de mauvaises surprises aux nouveaux arrivants. Un habitant en particulier, un dénommé Gary.

Avec les vampires et les loups-garous, s'il est un genre bien balisé dans le récit d'horreur, c'est celui mettant en scène des zombies. Sans être particulièrement novateur, David Wellington s'en sort haut la main.
Rien à redire, le pitch de départ est bien trouvé, qu'il s'agisse de la situation mondiale ou de la motivation des personnages. L'ensemble est malin et cohérent. Pour ne rien gâcher, l'auteur use d'un art consommé de la description. Le délabrement des êtres et des lieux en est presque palpable. L'ambiance de pourrissement est prégnante tout au long du récit pour notre plus grand plaisir ou dégoût, c'est selon mais dans un roman d'horreur, c'est positif. Dans son souci de renforcer son univers, l'auteur nous montre ce que pourrait être un environnement sans êtres humains et croyez-moi, tout n'est pas positif.
L'autre force du récit, c'est la grande place accordé à l'introspection des personnages. On est littéralement embarqué dans les têtes de Dekalb et Gary, ce qui n'est pas rien dans le cas de ce dernier. Concrètement, on peut dire que les personnages sont cohérents et équilibrés : il y a plus de lâches que de héros ici, comme au quotidien.

Jusqu'à la 200ème page, on peut légitiment se dire qu'on a là une histoire de zombie plus qu' honnête, rondement menée et très efficace. C'est le moment que choisit l'auteur pour faire basculer son récit avant qu'il ne commence à ronronner. Je n'en dévoilerai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais on passe alors à un stade supérieur où l'horreur le cède un peu au fantastique. Dès lors les pages s'envolent jusqu'à la surprenante mais géniale conclusion.

7.5/10  Ne vous fiez surtout pas à la quatrième de couverture qui essaie de nous vendre ce livre comme un survival horror bas de gamme ou un mauvais remake de l'Aube Rouge. Ce serait passer à côté d'un récit efficace et nerveux qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.

Winter

Posté dans Critiques Horreur par Librairie CRITIC

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