Le Blog-Notes Critic

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Résumé :

La série plusieurs fois récompensée sort enfin de sa tombe pour débarquer en France ! Rejoignez Joe R. Lansdale, Steve Niles et Kim Krizan pour des histoires de morts et de vivants qui vous laisseront sans voix ! Des histoires passionnantes par des scénaristes et des dessinateurs qui sont parmi les plus appréciés du genre.


Mon avis :

Oh, encore du Zombie ! Et bien oui, la mode zombie ne semble pas prête à s’arrêter, certainement emmenée par la locomotive Walking Dead et l’état de crise quasi-permanent que vivent nos économies occidentales. 


Qu’avons-nous donc là ? Le tout jeune label French Eyes nous propose au menu la version française de l’anthologie Zombie Tales publiée par IDW aux USA. Il s’agit de court récits, quelques pages au plus, sans liens entres eux ou rarement, et qui font à peu près le tour de toutes les situations qu’on retrouve dans les survival horror. Les récits sont tour à tour macabres, humoristiques, subtils ou outrageusement gore, il y en a vraiment pour tout les goûts d’autant que les auteurs changent à chaque histoires ou presque. Diversité et renouvellement assuré donc. Parmi les auteurs, citons les plus connus (et donc les plus susceptibles d’attirer le lecteur) : Mark Waid, Keith Giffen ou encore Ron Lim (j’adorais ses Silver Surfer et son Thanos à l’époque.) se font fort d’explorer certains facettes originales du récit de zombie . Quid des morts-vivants aux pôles ? du reste du règne animal ?

Mon préféré ? Le miracle de Bethany qui aborde le lien entre zombie et Vatican. Si, si, c’est possible.

Bien sûr, une telle diversité, scénaristique et graphique, entraîne son lot de récits plus ou moins intéressants et plus ou moins réussis mais globalement la lecture est agréable et l’ensemble fleure bon la grande époque des comics d’horreurs de EC ou encore ceux des fascicules d’histoires courtes de DC dans les années 70 et leurs chutes brutales et sanglantes.

6.5/10 18 récits de zombies, inégaux certes, mais pas désagréables à lire. Le format court restreint les autres, forcément, mais assure un certain dynamisme à l’ensemble. Idéal pour les amateurs d’horreur qui cherchent une lecture pas prise de tête et les nostalgiques des récits à chutes de la grande époque.

Winter

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PARCE QUE DEUX AVIS VALENT MIEUX QU'UN ....

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Résumé :

Bagdad, 2003 : quatre lions emprisonnés dans le zoo, sont libérés suite à un raid aérien de l'armée américaine. Un jeune mâle dominant, deux femelles de deux âges différents et un petit lionceau vont découvrir, en errant dans la ville dévastée, que cette liberté soudaine s'avère plus dangereuse que leur ancienne prison dorée.

L'Avis de Winter :
Tiré d’une histoire vraie. Je ne sais pas vous mais moi, c’est le genre de mention sur un ouvrage qui me fait fuir. Dans le cas des Seigneurs de Bagdad, nous aurions bien tort.

Des lions se sont bien échappés du zoo de Bagdad pendant les bombardements en 2003 mais qui peut dire comment ils ont vécu cette liberté retrouvée ? C’est à cette tâche que Brian K. Vaughan et Niko Enrichon se sont attelés dans ce superbe graphic novel.


Safa, la vielle lionne prudente, Noor, la jeune lionne révoltée, Ali, le lionceau né en captivité et Zill le mâle, sont lâchés dans une ville en plein chaos, en route vers la liberté mais où la mort les guette à chaque coin de rue. La métaphore du peuple irakien est certes simple mais reflète les choix qu’ont du faire des hommes et des femmes pris dans le feu des combats entre l’armée US et celle de Saddam Hussein. Noor idéalise la vie sauvage et cherche la liberté à tout prix, Safa n’a pas oublié les difficultés de la vie dans la savane et préfère sacrifier sa liberté à une cage dorée, Zill se moque de qui dirige tant qu’il a de quoi subvenir à ses besoins et Ali est comme un enfant qui n’aurait connu que la vie enfermée. Brian Vaughan ne s’engage pas et ne tranche aucune question, il rappelle simplement qu’au final, ce sont toujours les peuples qui souffrent dans les conflits quel que soit le vainqueur.


Ce graphic novel fait un peu figure d’ovni dans le paysage éditorial américain, autant par son sujet (la guerre en Irak) que par son traitement. Le canadien Niko Enrichon, dont c’est le second travail professionnel, a été choisi pour le projet suite à son travail avec Howard Chaykin et David Tischman sur Barnum !, déjà chez Vertigo et on peut dire que c’est un choix gagnant. On regrettera peut-être le choix des couleurs, certes très belles mais un peu trop chaleureuses pour un récit de guerre.


Brian Vaughan (auteur entre autres de Y : the Last Man) signe une histoire courte mais poignante, finalement très pessimiste.


Un superbe ouvrage et une belle entré en matière pour Urban Comics que cette réédition de Pride Of Bagdad, depuis longtemps épuisé. On saluera le retour au format original des planches (Panini avait opté pour un format à l’européenne qui étirait les dessins) mais pas la traduction inutile du titre : Pride of Bagdad ça avait quand même plus de gueule.


D’accord, c’est pas aussi pourri que Amère Victoire, je vous l’accorde.


8.5/10 Beau, intelligent, sensible, atypique, Les Seigneurs de Bagdad fait partie de ces livres où l’on revient encore et encore. Une réédition à ne pas manquer.


Winter


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Les Seigneurs de Bagdad, c’est beau, mais c’est triste… Mais c’est beau…

Les Seigneurs de Bagdad, c’est surtout inspiré d’une histoire vraie, pendant la guerre en Irak.

Voilà un nouveau genre que tente le scénariste Brian K.Vaughan. Habitué plutôt à Green Lantern et autres ultimate X-men ; ici, on rencontre du différent, du concret. Avec Niko Henrichon, qui a réalisé le dessin et la couleur, ils ont gagné en 2007 le Harvey Award du meilleur album graphique, comme quoi c’est quand même une petite perle republiée chez Urban comics (au départ édité chez Panini il y a quelques années) !


C’est l’histoire de la vie.


2003, c’est la guerre en Irak. Une bombe américaine tombe sur le zoo de Bagdad et libère les animaux dont les lions. Zill, jeune mâle dominant, Noor sa lionne, Ali leur lionceau et Safa la vieille lionne borgne découvrent alors un monde où la liberté a un prix. Commence alors une errance dans la ville et ses alentours pour tenter de comprendre ce nouvel environnement qui les entoure. En quête de liberté, ces êtres vont alors remarqué que leur prison du zoo était joliment dorée. Hakuna matata !

Quand on ouvre le livre on est immédiatement happé par des illustrations puissantes et expressives qui nous prennent les tripes. Des planches travaillées avec une majorité de jaune et de vert qui expriment tout autant la chaleur du climat que l’ambiance sublime du moment.

On assiste à une confrontation permanente entre la nature et l’homme, entre le sauvage et le civilisé. Mais les lions sont-ils les « sauvages » ? En lisant cet ouvrage, on tombe, comme une bombe, dans une tristesse où l’impuissance de ces personnages nous bouleverse. Les hommes ne comprennent pas ces lions. Et les lions, voient les hommes comme leurs protecteurs qu’ils étaient dans le zoo. Emplis d’incompréhension, nos héros sont les témoins d’une guerre qui apparaît comme absurde avec un prix à payer trop disproportionné par rapport à l’enjeu. Assez humanisés, on ressent tout de même le coté « instinct animal » qui refait surface en permanence de par leurs réactions et des dialogues bien travaillés.


8,5/10 Une histoire bouleversante, des illustrations magistrales qui nous laissent sans voix. Un comics où le sublime prend toute son ampleur ; où la beauté touche brutalement à la sensibilité, et d’une telle grandeur, qu’elle en est saisissante. En bref, à lire à relire et à contempler.

Célia

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Résumé : 

Revoici les vampires imaginés par Stephen King, le maître de l’horreur. C’est désormais Scott Snyder, un jeune talent repéré par The King, qui tient les rênes de la série. Ce nouveau volume se déroule à Las Vegas, dans les années 30. Le jeune chef de la police Cash McCogan enquête sur le meurtre de puissants hommes d’affaires. Ce qu’il va découvrir va le faire frémir d’horreur, nous aussi d’ailleurs !


Mon Avis :

Certains d’entre vous s’en souviennent peut-être, le premier volume d’American Vampire a été une de mes meilleures lectures de l’année 2011. Stephen King et Scott Snyder avaient injecté une dose massive de sang frais au petit monde des comics en posant une base simple : « Voici ce qu’un vampire ne devrait jamais être : un détective pâlichon qui boit des bloody mary et ne travaille que la nuit, un giton mélancolique de New-Orleans, une adolescente anorexique, un éphèbe diaphane aux yeux de biche. Alors que devrait-il être ? Un tueur, ma poule. Un tueur de sang-froid assoiffé de sang chaud. »
Comme convenu, le King a tiré sa révérence à l’issue du premier story-arc, laissant l’odieux Skinner Sweet aux bons soins du seul Scott Snyder. Alors, American Vampire toujours aussi bon ou pas ?

Nous voilà en 1936, 11 ans après que Pearl Jones et Skinner Sweet, représentants d’une nouvelle espèce de vampires propres à l’Amérique du Nord, eurent fait rendre gorges aux vampires européens. Skinner Sweet a disparu dans la nature et Pearl coule des jours heureux avec son amour mortel, Henry.

Evidemment, un personnage comme Skinner Sweet, une ordure comme on n’en voit peu, ne pouvait rester inactif bien longtemps. Le voici désormais, maffieux avant l’heure dans une Las Vegas balbutiante, pas encore devenue la capitale du Vice mais déjà le centre d’un forte activité criminelle et vampirique. Le chef de la police, McCogan, doit faire face à des meurtres étranges dont les victimes, riches entrepreneurs locauxn sont retrouvés vidés de leurs fluides vitaux. Curieusement, deux agents du FBI arrivent au même moment pour lui prêter main forte. L’un de ces agents est une jeune femme nommée Felicia Book comme un certain James Book que les lecteurs d’American Vampire ont déjà croisé dans le premier tome. 
Changement d’époque donc, puisque le récit passe de l’ambiance western/années folles du premier volume (le récit alternait les aller-retours dans le temps) à une Amérique au seuil de la Seconde Guerre Mondiale. Pour autant, l’essence reste la même. Les vampires européens (ou plus précisément de la souche des Carpathes) n’ont pas tous disparu et ont des comptes à régler avec Skinner Sweet et sa « fille » Pearl Jones. Et comme précédemment, les malheureux pris entre les deux camps vont voir leur vie dévastée.

On découvre dans ce second tome une troisième variante de vampire, avec ses forces et faiblesses distinctes, les affrontements sont toujours aussi gores, bref American Vampire, c’est toujours aussi bon. Le récit est toujours aussi riche et dynamique, les destins des personnages se croisent et s’emmêlent pour notre plus grand plaisir. Snyder accumule un nombre de sous-intrigues conséquent qui devrait apporter encore plus de mordant aux prochains épisodes. Miam.

8.5/10 N’ayez aucune crainte, le départ de King n’entraîne aucune baisse de régime et American Vampire continue de s’imposer comme l’un des comics les plus aboutis de ces dernières années.

Winter

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