Le Blog-Notes Critic

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Par ordre décroissant

Couverture :

Résumé :
À la veille de ses 6 ans, Gracie s'interroge. Quel est ce mystérieux liquide que les adultes ingurgitent avec une telle satisfaction ? Si son père élude ses questions sur la bière, l'Oncle Moe s'avère plus loquace. Il propose même à sa nièce de l'emmener visiter la Brasserie Redhook. Mais quand elle apprend que la visite n'aura pas lieu, Gracie a un accès de colère et engloutit une canette trouvée dans le frigo. Elle voit alors surgir la sympathique Fée de la Bière. Commence alors pour la fillette un voyage fabuleux et instructif au pays de l’alcool couleur de miel.

Mon avis :
Vous avez sûrement déjà éprouvé ce plaisir immense que l’on peut ressentir à la découverte d’un auteur, ce sourire idiot qui s’approprie votre visage lorsque, après avoir lu un roman formidable d’un écrivain dont vous ne connaissiez rien, vous vous précipitez sur sa page wikipedia pour apprendre si le monsieur ou la madame a commis quelques autres écrits. Ce moment où le simple fait d’imaginer que les autres bouquins dudit auteur pourraient bien être aussi formidables que celui-ci vous fait saliver d’avance. Vous n’osez même pas imaginer qu’un d’entre eux pourrait bien lui être encore supérieur. Non, vous n’osez pas. Vous avez déjà connu cette déception et vous avez juré que l’on ne vous y reprendrait plus. Mais quand même ! Et si… Et si les autres romans de Tom Robbins étaient aussi formidables ?
 
b comme bière. On a fait plus fantasy comme titre… Pourtant, avec son personnage de fée, le roman de Tom Robbins peut tout à fait être considéré comme de la fantasy. Ou de la fantasy urbaine. Ou du fantastique. C’est qu’avec toutes ces étiquettes, on ne sait plus… Ce qui certain par contre, c’est que, pourvu de son personnage de fée donc, le roman ne peut pas être mauvais. En effet, comme les plus sages et les plus géniaux d’entre vous le savent, un roman avec une fée ne peut par essence pas être médiocre. C’est connu, les mauvais auteurs n’ont pas assez d’imagination pour écrire un roman avec une fée. Donc, b comme bière est un excellent roman. Et là, tout de suite, je vous intéresse…

«Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi votre papa aime tant la bière ? Vous êtes-vous demandé, le soir avant de vous endormir, pourquoi il est un peu « bizarre » après avoir bu de la bière ? Peut-être même vous êtes-vous demandé d’où vient la bière, parce que vous vous doutez bien qu’elle ne sort pas du pis des vaches ? Eh bien, Gracie Perkel se posait exactement les mêmes questions. »


Ainsi commence b comme bière. Et tout le roman est de cet acabit. Rempli de courtes digressions – à l’instar de cette critique –, et de phrases géniales – là, ne comptez pas sur moi ! – qu’on lit à voix haute tellement elles sont belles, tellement on dirait du Renaud.


b comme bière
met en scène une jeune fille – Gracie Perkel donc – qui, pour se venger de la déception de ne pas aller visiter avec son oncle une brasserie... Pause ! Je ne crois pas, non j’en suis sûr, n’avoir jamais rencontré un personnage d’« Oncle » aussi sensationnel dans un roman.


Je disais donc… Suite à une promesse non tenue, la jeune héroïne décide d’engloutir toute une canette de bière. C’est là qu’elle rencontre la fée de la bière. Une fée à la langue si bien pendue qu’elle fait désormais concurrence à celle de La Guerre des Fleurs ou encore celles des Petites Fées de New York au concours très prisé des « fées à la langue bien pendue ». Eclats de rire garantis !

Avec sa plume ciselée, son humour savoureux et ses talents de raconteurs d’histoire, Tom Robbins nous donne à lire un véritable concentré de magie, léger et enivrant. Et je ne sais pas vous, mais moi des livres de 151 pages (jolies illustrations comprises) où l’on rit tout en apprenant des savoirs inutiles, j’en connais pas beaucoup ! CQFD.

8/10 Quelque part entre la fable, le conte et l’essai, le roman de Tom Robbins a toutes les caractéristiques d’une bonne bière : c’est rafraîchissant, pétillant, savoureux, avec ce petit goût de « trop peu » qui en appelle un second. Les fans de Martin Millar seront aux anges, les autres feraient bien d’aller découvrir deux auteurs vraiment pas comme les autres. Et je vais arrêter là avec mon charabia et mes digressions. Ouvrez donc b comme bière, et régalez-vous ! 

Posté dans Critiques Autres par Simatural

Couverture : 

Résumé : 

Sahil, jeune Afghan de 24ans, a déserté l'armée régulière afghane et s'est réfugié à Paris.Sans papier, squatteur,sans un sous vaillant, il est recruté pour exécuter une femme un vendredi 13.
Il est alors pris dans une machination qui va l’amener lui, une jeune Rom et une sataniste dans une sombre équipée, la mafia russe aux trousses.

Mon Avis : 

Une fois n'est pas coutume, il ne s'agit ni d'un roman de science-fiction ni de fantasy, mais d'un roman noir. Beaucoup d'entre nous connaissent son auteur, Pierre Bordage, plus habitué aux récits de SF comme le fameux Wang, les Griots célestes ou, plus récemment, la Fraternité du Panca.

Il nous entraîne dans un nouvel univers, le Paris contemporain vu à travers Sahil, réfugié tourmenté en quête de rédemption.

Ce dernier est loin d'être un enfant de chœur, il a fait couler le sang à maintes reprises et parfois sans raison, et fuit autant son pays que les visages de ses victimes qui le tourmentent.

Mais Sahil ne se contente pas de fuir, il s'interroge et se remet en question, cherchant une voie de rédemption dans un monde où tout lui est étranger. Sahil nous fait traverser un Paris obscur et des faits anodins, comme une patrouille de police, nous font ressentir un danger permanent.

Pierre Bordage nous entraîne dans une fuite permanente, une course-poursuite sans répit avec  Djidjo, la jeune Rom, et Ten la sataniste, 2 compagnons d'infortunes.

C'est d'ailleurs en partie à travers ses 2 amis que Pierre Bordage distille quelques critiques,  notamment à propos du traitement des réfugiés et des minorités , de notre monde politique ou encore sur la guerre en Afghanistan.

Ces dernières sont bien insérées dans le roman et ne font pas de ce dernier un manifeste : au contraire, ils ajoutent à la profondeur de l'histoire.

Pour terminer, bien que l'ouvrage ne soit pas exempt de défauts (quelques rares passages inutiles, à mon sens), la qualité de la narration alliée à une écriture claire et directe font de ce roman une réussite.

7/10 : Pierre Bordage fait une incursion heureuse dans le roman noir, le récit du jeune Sahil est prenant. L'auteur nous plonge dans la peau de son personnage, nous faisant partager ses tourments, ses espoirs et ses multiples péripéties . L'histoire est bien menée et l'écriture claire, efficace et pleine d'empathie nous emporte sans peine. Un bon roman noir, assurément !

Sreekstar

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Posté dans Critiques Autres par Christian

Couverture :


Résumé :

" La Religion ", c'est le nom que se donne l'ordre des Hospitaliers, mais c'est aussi la bannière sous laquelle se rallie parfois la folie des hommes. En 1565, claustrés sur leur petit archipel au sud de la Sicile, les chevaliers de Malte s'apprêtent à recevoir les furieux assauts de l'armée ottomane. A un contre cinq, les chrétiens tiennent le siège au prix de combats effroyables. Un déchaînement de violence dans lequel se trouve entraîné Mattias Tannhauser, un ancien janissaire qui a connu les deux camps. Pour les beaux yeux de la comtesse Carla La Penautier, le trafiquant d'armes et d'opium embarque pour l'enfer...

Mon avis :
         Quand un fan de Joe Abercrombie – au moins autant que vous – vous confie « mon nouveau dieu, c’est Tim Willocks, ma nouvelle bible, c’est La Religion », ce serait stupide de votre part de ne pas y prêter une oreille attentive. C’est connu, les fans de Joe Abercrombie ont bon goût. Alors, ni une, ni deux, vous commandez ledit roman…

         La Religion constitue la première incursion dans le genre historique d’un auteur qui sévit habituellement dans le polar. Et quelle incursion ! Dès les premières pages, on est happé dans un récit tout en bruit et en fureur, où résonnent le chaos des Croisades, l’impact des épées, le tonnement des canons, le tumulte de la guerre, les prières des mourants, le murmure des traîtres, et par moment, la lumière de l’amour et de l’amitié. Willocks nous plonge au cœur du siège de Malte, alors que les chrétiens sont encerclés par la flotte turque. Une sorte de fort Alamo où les coups d’éclat sont nombreux. Et parmi elles, celle de Matthias Tannhauser, ancien janissaire, trafiquant accompli, et personnage principal du présent roman. Un chapitre et vous voilà dans sa poche. Deux, et le voilà déjà dans votre panthéon des héros épiques. Le bougre a connu les deux camps, et n’a pas sa pareille pour survivre et se distinguer là où les autres meurent dans la boue et la fange. Sa seule faiblesse est d’aimer un peu trop les femmes… Un penchant qui le jettera tête la première dans le conflit. Les autres protagonistes ne sont pas en reste, qu’ils soient de son côté (l’inénarrable Bors, la belle comtesse ou la jolie Amparo), ou non (comment ne pas évoquer Ludovico ?). On pourra parfois regretter que l’auteur anglais les oublie un peu au profit de son héros, ou qu’il passe un peu rapidement sur certaines intrigues secondaires (un comble quand on sait que le roman approche du millier de pages dans la version proche !), ou encore quelques lourdeurs stylistique çà et là, mais ce serait cherche la petite bête tant La Religion explose de mille feux dans la production actuelle, empilant les morceaux de bravoure (dans le fond et dans la forme) et les scènes inoubliables. La fin, un cran en dessous du reste, n’arrive pas non plus à amoindrir nos attentes quant à la suite, pas encore parue…

9/10 Plein de bruits et de fureur, La Religion se révèle comme l’un des plus beaux moments épiques de ces dernières années. Un roman à ranger à côté de Gagner la Guerre de Jaworski.

Simatural

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Posté dans Critiques Autres par Simatural

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