Couverture :

Résumé :
Il fût un temps où cette ville était au centre du monde. Un temps où sa puissance se nourrissait du sang et du fer. Mais aujourd’hui elle n’est plus que rouille et elle attend la ruine. C’est un territoire parfait pour Willie Flambeaux et Randi Wade. Lui est agent de recouvrement, elle, détective. Mais lorsqu’une série de meurtres particulièrement atroces ensanglante cette ville qu’ils croyaient si bien connaitre, ce n’est plus dans le labyrinthe des rues qu’ils auront à mener l’enquête, mais dans les recoins les plus sombres de leurs propres passés. Là où se cachent leurs plus grandes peurs.

Mon avis  :
Comme le fait si bien remarquer la préface, Georges R. R. Martin a eu une vie avant Le Trône de Fer. Le succès de sa série phare aidant, plusieurs éditeurs se sont attachés à éditer ou rééditer en France le reste de son œuvre. Après le court roman Le Volcryn – déjà critiqué en ces lieux – et le recueil de nouvelles Dragon de Glace, les éditions des Trois Souhaits publient ici son premier roman, Skin Trade, lauréat du World Fantasy Award.

C
’est assez remarquable, comment pour nous lecteurs qui avons découvert l’auteur par Le Trône de Fer, il est difficile de juger ce premier roman sans le comparer à la saga qui a encore pris une dimension supplémentaire depuis son adaptation sur le petit écran. Surtout que l’on reconnaît déjà la marque de fabrique de Martin.

Skin Trade (pourquoi ne pas avoir traduit le titre ?) est un mélange de polar et de roman fantastique, de la fantasy urbaine en quelque sorte où le meurtre sauvage d’une jeune fille va pousser les deux protagonistes principaux – un agent de recouvrement loup-garou et une détective privée dont le père a été tué par l’un d’entre eux – à enquêter. À mesure que l’enquête avance, tous deux devront rouvrir des dossiers menant à leur propre passé.

Après s’être attaqué au vampire avec le très bon Riverdream (décidément, Martin est abonné en France au titre non traduit), l'auteur décidait se mettre en scène des loups-garous. Mais là où il faisait preuve d’originalité dans le premier, dans le traitement de la figure vampirique, dans le cadre de l’histoire et dans les personnages, il peine à se distinguer de la masse d’œuvres mettant en scène des lycanthropes. Un peu d’audace aurait été la bienvenue. Reste que le style est irréprochable quoiqu’un peu froid, la narration impeccable, les dialogues un modèle du genre ; Martin était déjà Martin, il n’est pas sorti de nulle part. On pourra toutefois lui reprocher une fin un brin précipitée, un tantinet facile qui laisse le lecteur sur sa faim.

 7/10 Un court roman, pas exempt de défauts, d’un grand auteur. On y voit déjà ses immenses qualités, mais aussi ses petits défauts. Nul doute que les fans de l’auteur n’attendront pas mon avis pour se jeter dessus ; les amateurs de fantastique – genre plus que jamais noyé par la surabondance de bit-lit – pourraient bien trouver ici quelque chose à se mettre sous la dent.

Simatural

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