Couverture:


Résumé:

Certaines portes devraient toujours rester fermées... A Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n'y entre, personne n'en sort. Et c'est comme ça depuis cinquante ans. Jusqu'au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l'appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d'étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant. Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l'histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l'immeuble et l'entrée de l'appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d'inimaginable...

Mon avis:
Château lugubre et sombre, ciel couvert, une seule fenêtre d’éclairée. La couverture d’Appartement 16 d’Adam Nevill sonne bon le thriller typé horreur. Et ça tombe bien, c’est ce que nous propose l’auteur tout du long de ces 380 pages. Le thriller horreur n’est pour autant pas ma tasse de thé. Non pas que je n’aime pas ça, mais je n’en suis pas friand. C’est par conséquent avec une curiosité non dénuée d’intérêt que j’ai parcouru ce livre. Comme c’est indiqué sur la 4ème de couverture, aurai-je un sentiment de peur et d’inquiétude, et aurai-je envie de ne m’arrêter qu’à l’ultime page afin de percer le secret de cette histoire … ?

Mais de quel secret parlons-nous déjà ? Celui de l’intérieur d’un appartement dans un chic immeuble de Londres, Barrington House. Une pièce dont sa porte d’accès est fermée depuis près d’un demi-siècle. Alors qu’on y entende parfois du bruit, mais surtout que cette chambre suscite la peur, voilà qui mérite réflexion et investigation. Pour cela, nous avons Apryl, qui se voit héritée de même que sa mère d’un appartement sis dans cet immeuble particulier par le biais de sa grande tante. Etant donné qu’ils sont de New-York, et comme la maman avait peur de prendre l’avion, c’est la fille qui s’y colle. Jusque là tout va bien, mais elle se rend compte rapidement que quelque chose cloche. Et ce quelque chose est le mystère qu’elle tentera d’élucider en mémoire de sa feu grande tante. Morte dans d’étranges circonstances, elle ira de surprise en surprise en découvrant l’intérieur de l’appartement laissé, puis surtout d’un journal intime quelque peu déroutant, ainsi que des différents échanges qu’elle pourra avoir avec les résidents de cet immeuble.

Le premier reproche que je peux avoir envers ce roman, c’est son résumé. Je trouve dommageable qu’ils n’aient parlé dedans que d’Apryl. C’est bien la personnage principale de l’histoire, mais il ne faut pas non plus oublier Seth, l’autre homme fort. Apryl et Seth se partageront les chapitres, ce qui surprend, et dans le mauvais sens si on est pas fan de la quête de ce dernier. Seth est le gardien de nuit de l’immeuble. Un passif tortueux et un présent et avenir qui le seront que davantage. Un caractère qui tend à la dépression. Car être gardien dans cet immeuble, qui plus est la nuit, ça exacerbe les sentiments. Et ce pauvre Seth va s’en rendre compte de lui-même. C’est la partie que j’ai le moins appréciée de l’ouvrage. Non pas que ça soit mal écrit, Adam Nevill n’a aucun mal à nous immerger dans l’atmosphère. Mais il y a un sentiment de longueur et de lourdeur, où l’on suit la décadence de Seth au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. Elle est importante pour la compréhension de la trame générale, mais n’en demeure pas loin parfois indigeste. Dans le sens où alors qu’il ne va pas du tout mais pas du tout bien dans un chapitre C, on retombe sur le chapitre C+2 (oui, le C+1 étant à nouveau dédié à Apryl) où il va encore, mais encore moins bien. Et à force ça use.
L’autre gros reproche que je peux faire est que le résumé me laissait penser à croire à un thriller plus « réel ». Même si c’est bien marqué que c’est du surnaturel, j’osais espérer avoir une certaine cohérence dans le mal qui sévit ici. Et le fait que le mystère tourne autour de l’art, ça m’a un peu ennuyé. C’est pourtant une thématique originale qui d’ailleurs est bien retranscrite par l’auteur, mais  elle manque de cohésion dans son application à la scène. Quant à la fin elle est, là-aussi, un peu décousue, bien qu’appréciable.


6.5/10 « Appartement 16 » est un thriller surnaturel contenant de bonnes idées, mais qui souffre néanmoins de quelques longueurs. Une thématique liée à l’art pictural qui est intéressante, mais aurait mérité un traitement un peu plus rationnel, même si l’effet de confusion chez le lecteur est pour le coup réussi.

SebO

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