Couverture :

Résumé :
Dur d'être un Terrien élevé par le peuple Jadoin, des pirates... surtout quand on s'entiche d'une femme promise à son frère adoptif! Marcus Mardel l'apprendra à ses dépends. Banni de son clan, il se retrouve sur la planète Tanope où il rencontre Raugri, un félin humanoïde bougon et asocial. Ensemble, dans le but de devenir prospecteurs, ils acquièrent un astronef, surnommé un soir de beuverie Le vieux mais joli lapin rose. Problème, pour le faire fonctionner, il lui faut un chiffonneur, et seul cet appareil permet la navigation intergalactique. Mais en ces temps troublés où certaines technologies se sont perdues, les chiffonneurs se font rares... de quoi déclencher, peut-être, la guerre des chiffonneurs...
Mon avis :
Thomas Geha, on le connaît évidemment pour son dyptique maintenant achevé et qui a trouvé son public, « Le sabre de sang ». Mais il sait également écrire de la SF, et c'est ce qu'il nous propose dans ce petit space opéra d'un peu moins de 200 pages.
Vous vouliez un petit moment plaisir entre deux lectures plus conséquentes ? Ne cherchez pas plus loin, puisque vous aurez ici tout ce qui fait une bonne histoire. Originale, intéressante, cohérente, avec des personnages aussi attachants que bien construits, « La guerre des chiffonneurs » vous emmènera à bord du Vieux mais joli lapin rose, pour un voyage qui s'annonce dynamique.
Ce dynamisme est en grande partie dû aux deux personnages principaux. D'un côté Marcus, l'humain qui fit ses gammes avec les valeureux et rudes pirates Jadoin, et renégat depuis un fâcheux événement arrivé avec son frère d'adoption. De l'autre, Raugri, un félin humanoïde. Les termes «bougon » et « asocial » qui caractérisent ce dernier et inscrits dans la quatrième de couverture ne sont en tout cas aucunement usurpés. Et entre Marcus et Raugri, il y a leur relation piquante. Un ingrédient qui tel un piment ou une épice donne du caractère, de l’humour et de la force à l'ensemble. Et il en faut pour réaliser leur souhait de récupérer un chiffonneur leur permettant de devenir des prospecteurs. Il s'agit de l'appareil permettant de parcourir les différents mondes intergalactiques, une condition sine qua non pour intégrer cette caste d’aventuriers. Mais point de chiffonneur à installer pour le moment, et c'est bien là qu'il va falloir se décarcasser pour en récupérer un.
Thomas Geha nous conte un univers dense, qui ne demande d'ailleurs qu'à être encore mieux développé par la suite. Par conséquent, et au vu du format choisi (court roman), nous n'apercevons qu'une partie du spectre qu'il pourrait nous offrir dans son intégralité. Un environnement qui se tient, cohérent et qui arrive à être aussi bien burlesque que sérieux. Seule ombre au tableau, les trop nombreuses coquilles qui sautent aux yeux.
7,5/10 Je n’ai pu m’empêcher de penser à Frey, qui est considéré comme un roman d’aventure et de piraterie à grande échelle, en lisant La guerre des chiffonneurs. Un récit plus court certes, mais tout aussi enivrant et nerveux. Des personnages et un univers qui sont en parfaite adéquation avec ce qu’on attend d’une telle lecture, à savoir du plaisir et de l’humour pour un moment de détente assuré.
SebO
Un space-opéra aventureux et efficace ? Par ici
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posted on jeudi 5 janvier 2012 01:31:32 Europe/London