Couverture : 
Résumé :
Enfant battu et militaire traumatisé, Raymond Delgado n’a pas eu une vie facile. Condamné à perpétuité pour meurtres avec actes de barbarie, il fait partie d’une population carcérale à haut risque que le système pénitencier américain ne parvient plus à gérer. Lui et ses congénères vont être transférés à Hoxford, un établissement privé russe aux méthodes uniques et radicales…
Mon Avis :
Howford est un asile psychiatrique d’un genre un peu particulier.
Dirigé par la société russe Usmanov, les autorités américaines lui confient ce qui se fait de pire dans la catégorie des criminels psychopathes et se soucient assez peu de leur devenir. La dernière livraison n’est pas en reste : La Graille (cannibale), Crado (gangsta nécrophile), Morton (assassin pédophile), Bill la Baraque (violeur et collectionneur de têtes) et surtout Ray.
Abusé sexuellement enfant, Ray a définitivement sombré dans une schizophrénie meurtrière, après avoir été le témoin de trop d’atrocités pendant son engagement dans l’armée.
Le traitement de choc préconisé à Hoxford ? Démembrement du patient suivi d’une éviscération en bonne et du forme avant une dégustation de ses organes internes encore chauds de l’excitation de la traque. Je ne vous l’ai pas dit ? Le personnel d’Hoxford est intégralement composé de loup-garous. Bah, qui ira regretter de tels rebuts de l’humanité ?
Sur un canevas simple mais diablement efficace, Ben Templesmith nous livre un récit hautement réjouissant dans son style graphique si reconnaissable. Comme dirait ma femme : « C’est sublime mais qu’est-ce que c’est glauque ! »
Dans l’esprit, Bienvenue à Hoxford est très proche de 30 Jours de nuit : une idée directrice efficace, sans fioritures (d’ailleurs, c’est quand Nile et Templesmith se sont mis en tête de coller un scénario à 30 Jours de nuit que la série est partie en vrille), un huis-clos étouffant, pas de porte de sortie, des prédateurs implacables et beaucoup, beaucoup de sang.
Hoxford se démarque tout de même par une forme d’humour noir particulièrement acide (le nécrophile qui refuse de violer une victime parce qu’elle est encore vivante, par exemple.) et par des dialogues assez surréalistes, forcément, entre les membres de la brochette de psychopathes présentée plus haut. Ce mélange très inventif de gore, d’humour, dans une forme courte (trois épisodes seulement) et avec une chute aussi brutale qu’inattendue peut aussi faire penser à Clive Barker période Livres de Sang.
Le récit, court mais dense, est complété par une série d’illustrations et de croquis de toute beauté du sieur Templesmith. Autant de bonnes raisons de vous procurer Bienvenue à Hoxford.
8/10 Point n’est besoin de scénario ultra-complexe pour faire une bonne histoire, la preuve. A la condition d’apprécier le style si personnel de Templesmith, et en attendant le second tome de Fell, Bienvenue à Hoxford est un must-have.
Winter
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