Le Blog-Notes Critic

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Résumé :
Né avec une jambe en moins, la coutume aurait voulu qu'il meurt. Mais son père en décida autrement et il nomma son fils Asgard, comme un défi aux dieux. Une quarantaine d'année plus tard, Asgard est un homme solitaire vivant à l'écart. Ancien guerrier renommé, il est désormais un chasseur de monstres reconnu et l'un d'entre eux rôde dans le fjord, bloquant les hommes a terre...

Mon avis :
Premier tome d'un dyptique, ce qui devait être un album des mondes de Thorgal s'est finalement décliné en une série autonome.

Xavier Dorisson et Ralph Meyer nous entraînent à la suite d'Asgard, un homme solitaire qui nous fait immédiatement penser au capitaine Achab dans le roman Moby Dick. Comme ce denier, Asgard a une jambe en moins, il est farouche, tenace, misanthrope et poursuit un monstre légendaire. La référence est parfaitement assumée et Xavier Dorisson mêle a cette trame le monde viking, sa rudesse et ses dieux coquins. Le mythe et la réalité se mélangent et les hommes prennent peur face a cette incursion des légendes.

Cette trame est portée par des personnages bien pensés et un rythme de narration soutenue.
Xavier Dorisson va à l'essentiel, les dialogues sont rares mais percutants et l'action toujours présentes et haletante.

La tension engendrée par l'histoire est parfaitement accompagnée par le trait de Ralph Meyer. Le travail qu'il a effectué appui le rythme de l'album et renforce la fluidité de la narration. Le découpage des planches est dynamique, avec certaines pages lorgnant du coté des illustrations de saga nordique.

Les pages sont aérées et tout en mouvement, compensant les absences de dialogue en renforçant l'action des personnages.

Xavier Dorisson et Ralph Meyer réussissent leur pari et nous entraînent sans difficulté à la suite d'Asgard et de son équipage dans une chasse qui s'annonce légendaire !

8/10 Voici une saga nordique à la croisée entre Moby Dick et les légendes viking. Des personnages puissants , des légendes et un monstre mythique le tout emmené par un récit à l'action soutenue. 

Sreekstar

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0 Commentaires | Posté dans Critiques BD par Sreekstar

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Résumé :
Kelsier, Vin, Elend et les autres font désormais partis de l’Histoire – ou de la religion. Les chemins de fer côtoient les canaux, les rues sont éclairées à l’électricité et les premiers gratte-ciel partent à l’assaut des nuages. Mais les anciennes magies allomantique et férochimique existent toujours. Un outil précieux pour les hommes et femmes courageux qui tentent de faire régner la justice dans les terres sauvages qu’on appelle les Rocailles. Après vingt ans là-bas et une récente tragédie, Wax Ladrian est de retour à la métropole d’Elendel. À la tête d’une Maison noble, il doit ranger ses pistolets pour assumer de nouveaux devoirs. Ou du moins le croit-il. Car les demeures et les rues élégantes de la ville pourraient bien s’avérer plus dangereuses encore que les plaines poussiéreuses des Rocailles…

Mon avis :
Quand on connaît le système de magie développé dans la trilogie Fils-des-Brumes, rien que l’idée de le voir déployé dans un univers proche du western nous mettait l’eau à la bouche. Encore fallait-il que l’essai se concrétise, même si on faisait plutôt confiance à Sanderson pour le coup. Surtout que l’épaisseur du roman – loin des pavés auxquels nous avait habitués l’auteur – nous rassure quant à son péché mignon : les longueurs…

Comme on pouvait s’y attendre, l’association fait des merveilles ! À tel point que l’allomancie semble avoir été imaginée tout spécialement pour ce Far West version Sanderson. C’est faux, bien sûr, mais quel plaisir que d’assister aux duels ou règlements de compte entre allomanciens. Alors que les bottes de paille roulent sur le sable, que les brumes engloutissent les vieilles bicoques de bois et la gare de chemin de fer, les balles fusent de partout, les chapeaux se trouent, les méchants tombent comme des mouches et les fioles de whisky… et de métaux se vident. Plus court, plus percutant, plus spectaculaire que les précédentes productions adultes de l’auteur, L’Alliage de la Justice se révèle aussi le plus drôle. Une caractéristique à laquelle le duo au cœur du roman n’est pas étranger… Au point de nous faire oublier Kelsier, Vin, Elend et les autres ?

Sans aucun doute. Si Wax tout seul tient la dragée haute aux héros mentionnés plus haut, sa complicité avec Wayne, les tirades savoureuses qui bigarrent chacun de leurs échanges, le plaisir que l’auteur a pris à les écrire, traversent le papier pour sauter aux yeux d’un lecteur rapidement conquis. Malheureusement, ce duo explosif pousse les autres protagonistes au second plan, et même Marasi – pourtant attachante – a du mal à être plus que la cinquième roue du carrosse. La chaleur des deux « W » contamine également l’écriture de l’écrivain américain, et parvient à colorer sa plume un tantinet mécanique... Jusqu’à en faire son meilleur roman.

Non, nous n’irons pas jusque-là. Vous l’aurez compris, si le présent roman s’avère plus léger que L’Empire Ultime par exemple, il n’en a pas l’ambition. Néanmoins, au regard des autres qualités qui caractérisent L’Alliage de la Justice
, on a envie de dire « pas grave, au contraire ! ». Non si l’on devait lui trouver un défaut, on montrerait du doigt la fin. Quelque peu abrupte, un tantinet décevante, celle-ci pourrait même apparaître prévisible, pour les lecteurs qui commencent à saisir le fonctionnement de Sanderson – ce qui a été mon cas concernant l’identité du grand méchant.

8/10 Moins ambitieux d’un côté, plus court, plus drôle, plus léger, plus spectaculaire, plus percutant de l’autre. Le compte est vite fait. Même une fin en dessous du reste n’arrive pas à nous faire oublier que Sanderson demeure plus que jamais l’un des grands noms de la fantasy actuelle.

Simatural

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Résumé :
Début 1945, Algérie. Marie Delmas arrive de Métropole pour prendre son premier poste d'institutrice à Sétif. Chargée de promouvoir la scolarisation des enfants indigènes, elle éprouve des difficultés dans son projet d'école mixte. Sa route croisera celle de deux jeunes Algériens, Amor et Fatma, rêvant à leur avenir commun, même si le monde qu'ils ont toujours connu est sur le point de s'écrouler...

Mon avis :
Petit rappel de ses cours « d’histoire-géo » du collège.
Leçons coloniales, c’est justement une belle leçon d’histoire sur les débuts de la colonisation et ses conséquences, sans pour autant désigner un coupable. On n’est pas là pour ça ! C’est aussi une histoire émouvante, à la croisée de plusieurs personnages.

Ce
tte bande dessinée est une nouvelle corde à ajouter à l’arc d’Azouz BEGAG ; écrivain politicien, chercheur en économie et sociologie, le voilà désormais scénariste pour la bande dessinée de Djillali DEFALI, dessinateur chez Glénat, Delcourt (Aspholdèle, La loi des XII Tables, etc.), 12bis et Soleil, rien que ça !

« Dictée, prenez une feuille et un stylo »
C’est juste avant le début de la Guerre d’Indépendance en Algérie. 1945, une institutrice, Marie Delmas, prend son poste à Sétif, avec pour volonté de faire une école mixte. Mais ses espoirs seront rapidement éteints par les conflits politiques qui grondent. Les enfants, n’y étant pour rien, paieront tout de même les pots cassés des frictions existantes entre leurs parents, chacun investi pour une cause. Pour les Pieds-Noirs et le FLN (Front de Libération nationale), les idéaux s’opposent et ne trouvent pas de solution. Mais tout n’est pas si simple et manichéen. Pas de panique, ici, avec la maîtresse, on nous explique tout avec en prime des histoires.

Les illustrations sont vivantes et détaillées, pourtant le dessin des personnages est parfois un peu irrégulier. Cela n’enlève rien au fait que l’on ressent, notamment par le choix des couleurs, à travers l’image, cette Algérie chaleureuse au climat méditerranéen mais à l’ambiance de plus en plus électrique. Le rythme est fluide, certaines ellipses ne font pas pour autant perdre le fil de l’histoire et les personnages sont bien travaillés dans leur caractère.

Ce que nous montre Leçons coloniales, c’est une Algérie divisée entre différentes volontés pour le pays. Mais ici, pas de coupable attitré, le bon et le moins bon sont dans tous les camps, et les victimes aussi. C’est la force de cette BD, une explication de l’histoire par des histoires de personnages attachants, ou non, proposant différents points de vue, en ne prenant pas partie pour l’un ou l’autre. Tout de même, en fond, l’image du soldat américain servant ses propres intérêts, qui revend des armes, mettant ainsi « le feu aux poudres » vers le conflit armé.

C
’est ici une belle histoire que l’on nous raconte, même si on connaît déjà la fin. Une leçon d’histoire et une leçon d’humanité avec Leçons coloniales, qui nous permet de comprendre sous un autre angle, celui du peuple (toutes origines et idées confondues), l’avenir de l’Algérie.

7
,5/10 Une BD profonde qui permet de comprendre, et de ne pas oublier, le commencement de la guerre d’Indépendance de l’Algérie. Une BD qui explique et qui ne dénonce personne. Leçons coloniales s’est surtout l’histoire de ces enfants, souvent victimes collatérales des conflits.

Célia

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