Le Blog-Notes Critic

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Couverture :


Résumé éditeur :

Fils d’immigré turc, étudiant brillant, Cengiz est un charismatique leader de la banlieue lyonnaise. Militant laïc inspiré par l’humanisme de Mustapha Kemal, dit "Atatürk", il se bat pour les jeunes de son quartier aux côtés de Viviane dont il est amoureux. Les autorités voient en lui l’homme providentiel qui pourrait atténuer les tensions apparues depuis les récentes émeutes. Mais l’ombre de son frère Sayar, un ex caïd de la cité ultra-violent aujourd’hui emprisonné en Turquie, plane sur les futures ambitions politiques de Cengiz..

Notre avis :

Le dessinateur de la série L’or et le sang nous revient, toujours chez Glénat, avec une BD qui s’attaque de front aux problèmes actuels, des communautés minoritaires, ici dans la banlieue lyonnaise. Une BD courageuse qui, s’il est un peu difficile d’y entrer, vaut plus que le détour. À la fois BD politique et thriller, elle s’intéresse avant tout au destin de deux frères d’origine turque, l’un, Cengiz, intello et humaniste, l’autre, Sayar, qui a basculé dans la criminalité et est enfermé dans un prison turque. Cengiz, lui, est du genre à vouloir faire changer les choses, ne pas accepter le quotidien des banlieues, la violence, la misère, l’isolation et la haine. Suite à un altercation entre les autorités et ces communautés minoritaires, il devient une sorte de héros et, à partir de ce moment, son destin bascule, notamment avec Viviane, dont il est secrètement amoureux…
Jeu d’ombres est un album qui ne laisse aucun répit au lecteur. Parfois dure dans les termes utilisés, par son écriture qui frôle l’uppercut à chaque instant, l’histoire ne cède qu’à peu de compromis, bien servie par le dessin resserré et parfois oppressant de Merwan, lequel rend à merveille cette ambiance chaotique et parfois désespérée des banlieues, et de sa jeunesse survoltée. La fin nous laisse sur un cliffhanger à la fois attendu et redoutable, qui fera sans doute hésiter Cengiz sur ses choix, entre sentiments familiaux et son éthique personnelle. Vivement.

Note 7 /10 : Un excellent thriller politique, imprégné de notre actualité présente, qui non seulement prête à réfléchir, mais nous emporte dans le destin forcément tourmenté de deux frères que, finalement, beaucoup de choses relient et séparent à la fois.

Posté dans Critiques BD par Librairie Critic

Couverture :

Résumé éditeur :

Dimanche 29 août 1937, à Brest. Un sous-marin républicain espagnol fait surface au milieu des eaux brumeuses, en rade du port militaire. Des réparations sur l’engin sont nécessaires. Sous la houlette de l’affreux Troncoso, un commando franquiste s’organise à toute allure dans le but de conquérir le navire. Proches des phalangistes, ils savent pouvoir s’appuyer sur les fascistes locaux. La belle Mingua leur est associée. Collaboratrice de charme, elle est prête à tout pour optimiser la réussite de l’entreprise nationaliste. Mais les forces de gauche, communistes et anarchistes en tête, sont décidées à faire front et résister. « No pasaràn ! Mort au fascisme ! » Férus de littérature et d’histoire, les auteurs bretons Kris et Bertrand Galic ont écrit ensemble une fiction pour raconter cette histoire mal connue aujourd’hui. Ils se sont appuyés sur l’essai Nuit franquiste sur Brest de l’historien Patrick Gourlay, mais ils ont aussi ranimé les souvenirs des vieux brestois pour écrire au plus près d’une réalité tue, arpentant le port militaire, les rues de Brest et retournant sur les lieux emblématiques de cette bataille mêlant espions, fascistes et extrême gauche.

Notre avis :

Pas besoin de revenir sur l’histoire racontée dans cet très bel album, pour une fois le résumé éditeur est suffisamment éloquent et complet pour donner une bonne idée des événement qui se déroulent sous nos yeux conquis dès les premières bulles. Déjà, les dialogues font mouche : « on y verrait plus clair sous les jupes d’une bigouden en deuil ». Vous voyez ? Que ce soit Kris ou Galic, deux excellent scénaristes dont nous suivons les parutions avec un pointillisme de fans, aucun des deux n’a perdu sa verve, et c’est tant mieux parce que le dessin magnifique de Damien Cuvillier vient rajouter de la cohérence à ce récit historique d’espionnage et de politique, très peu connu, inspiré par l’essai de l’historien Patrick Gourlay. Le Brest d’avant guerre est superbement rendu, dans toute sa touffeur pluvieuse, les reflets sur l’eau, l’ambiance des bistrots et du port, où évoluent tout un loot de personnages tous plus fascinants les uns que les autres, qu’ils soient locaux, comme le journaliste de la « dépêche de Brest », où étrangers (au sens géographique mais aussi, finalement, au sens humain comme l’espion au nom de code X-10) tel José Luis Ferrando Talayero, le capitaine du sous-marin « espingoin » en rade… à Brest. Les enjeux politiques, la révolution franquisten, la position de neutralité française, les intérêts étrangers, sont fort bien rendus, avec une fluidité de récit rare et admirable. Non seulement on ne s’y perd jamais, mais les pages se tournent avec une frénésie singulière, celle qui fait la différence, celle que l’on ressent avec les grands albums. Et, on ne va pas vous faire un dessin – il ne serait pas à la hauteur du talent de Cuvillier – Nuit noire sur Brest en est un !
En bonus un petit cahier final qui revient sur ces événements de 1937 avec quelques documents d’archives bienvenus !

Note 8.5/10  : Le trio Kris/Galic/Cuvillier frappe un grand coup. Il est encore tôt dans l’année, c’est vrai, mais si vous cherchez un super cadeau à Noël, Nuit noire sur Brest devrait satisfaire n’inmporte quel fan de BD. Et même les autres.

Posté dans Critiques BD par Librairie Critic

Du comics de SF ! Oui :)

Aujourd'hui, en vidéo, on vous parle de Cluster, un one shot tout bien comme il faut aux éditions Akiléos !

 

Posté dans Kronik Video par Librairie Critic

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