Le Blog-Notes Critic

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Couverture :


Résumé :

« IRISH-WHISKY, WHISKY D’IRLANDE AU GOÛT DE SANG ET DE LARMES, RAFRAÎCHIS MA BOUCHE AMÈRE, AMPOULÉE DE FIÈVRES ET RÉCHAUFFE MON CŒUR, MON PAUVRE CŒUR... »

     Coupé de sang ou teinté de fiel, mêlé de larmes ou relevé d’iode, le Whisky trône au bar, chez Jean Ray, tel le breuvage-roi. Alcool philosophal, il porte en lui tous les vertiges, toutes les révélations et tous les songes. Étreindre en son poing la fleur du malt, c’est tenir la clef des songes, le cordial d'apocalypse. Dont acte avec ces Contes du Whisky, constitués de récits parus entre 1923 et 1925, enrichis de quelques textes rares.Celui que la presse célébrerait comme la « Shéhérazade du Nord » ou la « Sibylle de Gand » teste ici son coup d’archet de grand visionnaire noir, faisant ses gammes sur fond d'abîmes. Immondes mutations arachnéennes, anecdotes à l’humour d'un noir goudronneux, récits de maraudeurs et dits de forbans, saynètes d’usuriers et bestiaire frénétique, confession d'outre-monde ou fariboles d’ivrognes... Chacun de ces contes est une prose arrachée à l'album de la nuit et à toutes les ivresses, celles des pontons du Nord, des îles au loin, des tavernes d'arrière-port ou des chambres hantées. Le Whisky vous y est un confident ou un boutefeu, un conseiller ou un ami avec qui sombrer. Oui, à plein verres, l'or du démon !

Notre avis :

Voici une réédition plus que bienvenue chez Alma d’un grand classique du fantastique européen – Jean Ray est belge. Grand classique qui fleure donc bon le whisky, arme fatale pour faire parler les gens, c’est bien connu, et s’il est irlandais c’est encore mieux, comme c’est le cas dans le premier conte qui ouvre le recueil, Irish Whisky un conte glaçant qui nous immerge dans une histoire de vengeance qui tisse doucement mais sûrement sa toile. Ambiance garantie, effroi aussi. Voilà en tout cas qui plante le décor d’un recueil qui grouille d’insectes et d’animaux de l’ombre – les rats dans l’angoissant La Vengeance. Tous les archétypes de l’étrange y passent, tous les motifs classiques tels le tableau maudit (Le tableau, encore une sombre histoire de vengeance – un théme récurrent ici – que la cupidité provoque), le cimetière (le sinistre Le gardien du cimetière), et le brouillard – le fog – qui dissimule bien des secrets et des monstres terrifiants, où les chiens de nuit hurlent à la mort ! L’écriture de Jean Ray, toujours percutante, doucement cynique, très imagée (On se croirait par moments derrière la caméra du Orson Welles de Une histoire imortelle), nous plonge dans des ambiances délicieusement intemporelles, dans les coins d’ombre, brumeux, que recèle l’âme humaine, là où logent ses terreurs les plus ancrées que réveillent parfois un simple doigt de whisky !

Note 8/10. Indispensable et superbe réédition – rehaussée par les splendides couvertures de Fœrster, celui de Fluide Glacial – des Contes du Whisky de Jean Ray chez Alma. Ambiance et frissons garantis pour un plaisir de lecture jamais démenti.

Posté dans Critiques Fantastique par Librairie Critic

Couverture :


Résumé :

En découvrant la planète Tschaï, le vaisseau terrien Explorator IV est aussitôt détruit par un missile. Unique survivant de la catastrophe, Adam Reith découvre un monde baroque, violent et d'une beauté envoûtante. Un monde peuplé de quatre races extraterrestres : les belliqueux Chasch, les impénétrables Wankh, les farouches Dirdirs et les mystérieux Pnume. Déjouer les traquenards, explorer les secrets des cités géantes, percer le mystère des hommes hybrides : autant d'étapes pour une extraordinaire odyssée, qui permettra peut-être à Reith de rentrer chez lui...

Notre avis :

Enfin ! Le cycle de Tschaï, une des pièces maîtresses de l’œuvre de Jack Vance est enfin rééditée ! Et pas de n’importe quelle façon : dans une belle édition moyen format, souple, et en intégrale bien entendu. La traduction, qui datait un peu, a également été révisé – avec bonheur – par Sébastien Guillot. C’est donc avec un œil presque neuf que nous replongeons dans les aventures d’Adam Reith, Terienn échoué sur une planète étrangère, Tschaï. A partir de ce postulat on ne peut plus simple, Jack Vance nous embarque dans une odysée sans pareille, à la rencontre d’autres peuples – comme les fascinants Hommes -Emblèmes et leur structuration sociale complexe – dont les fameux Chasch, Wankh, Dirdir et Pnume que, très vite, nous comprenons être des races extraterrestres plus ou moins décadentes restées sur Tschaï. Toutes plus mystérieuses les unes que les autres, ayant toutes hybridé des humains tout aussi mystérieusement arrivés sur Tschaï des millémnaires avant l’arrivée de Reith, ces races vont rencontrer la route d’un Adam Reith déterminé à dénicher le vaisseau spatial qui pourra le ramener sur Terre. Évidemment – où serait le fun sinon ? – trouver un astronef sur cette planète décadente va se révéler bien difficile pour Reith et les amis qu’il se fait au fur et à mesure de ses extraordinaires aventures.


Note 10/10 : Récit d’aventures par excellence, l’ébouriffant cycle de Tschaï de Jack Vance vous convie à l’un des plus grands voyages qu’ait proposé la SF. C’est simple : Tschaï, c’est l’ADN de la Science-Fiction moderne et, une fois que vous aurez entrepris ce beau et trépidant voyage en cinémascope, il vous sera très difficle de revenir… sur Terre !

Posté dans Critiques SF par Librairie Critic

Couverture :


Résumé :

C'est désormais chose certaine : l'épidémie provient du St Mary's Hospital. Eliott Kitson de Scotland Yard tente de découvrir le coupable et Jordan Barry devient le suspect n°1. Pendant ce temps, notre infirmière sociopathe Alice Matheson profite de ses congés pour étudier des zombies lorsqu'elle est appelée par une vieille « amie » : Amy. Amy lui a autrefois enseigné à feindre l'empathie, à coller un zeste d'humanité sur son visage froid. Cette dernière a été mordue et lui demande de la sauver. C'est l'occasion pour Alice de pousser plus avant ses recherches. Le timing est serré, l'espoir plus que faible et ce que va découvrir Alice ne sera guère à son goût

Notre avis :

Cette fois, c’est clair, on est mal barré… Déjà, lorsqu’il y a des zombies qui commencent à envahir le coin, ça craint. Mais, si en plus, vous ajoutez une infirmière sexy et sociopathe, les issues de secours semblent un peu limitées. Surtout si, au bout du compte, on commence à se demander si la propagation de l’épidémie zombie ne viendrait pas de l’hôpital où bosse notre charmante infirmière…
Alors, oui, du zombie on en bouffe, en voici en voilà ; oui, les zombies de cette histoire ne renversent pas les codes du genre établi mais, l’adjonction réussie du personnage de la sociopathe, élément qui fait fonctionner l’imaginaire tout aussi bien que les mythes des zombies, loup garous ou autres êtres effrayants, fait prendre la sauce et nous entraîne dans une aventure au petit côté polar pas déplaisant. Les dessins, la mise en scène et les couleurs quant à eux sont plutôt réussis et donnent un joli écrin à l’ensemble. On pourra éventuellement reprocher une certaine lenteur dans l’avancée de l’intrigue et peut-être un personnage de l’infirmière sociopathe un peu trop lisse/froide, mais rien de rédhibitoire.

7/10 Une nouvelle série fun, qui ravira les fans de zombies et qui joue parfaitement son rôle de divertissement, style séries B. Nous on aime !

Posté dans Critiques BD par Librairie Critic

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