Le Blog-Notes Critic

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Couverture :

Résumé éditeur :


Corbin Quinn et Danny Reilly sont deux américains au sang chaud, mais ce sont aussi des scientifiques de génie qui vont tenter une première mondiale : voyager dans le temps. Hélas, tout ne se passe pas comme prévu et les deux hommes se retrouvent embarqués dans de folles aventures a travers les ages.

 


Notre avis :

Dire que l’on attend à Critic chaque album de Sean Murphy avec une certaine impatience serait un pléonasme. Alors quand fut annoncé le premier album de la série Chrononauts chez Panini Comics, on s’est dit « chouette » ! Et en plus, avec une histoire de voyage temporel façon La Patrouille du temps mixé avec Retour vers le Futur et Sliders. Effectivement, quand on lit l’album, les petites références ne manquent pas ! Le nom du héros, Quinn, rappelle évidemment celui de Quinn Mallory dans Sliders et certains véhicules légèrement rétros feront se rappeler la DeLorean de Retour vers le Futur. Ensuite, le contrepied semble parfait : Corbin Quinn, génie tout comme Quinn Mallory, n’est pas ce dernier, blindé de morale et d’éthique. En effet, dès le premier voyage temporel, Corbin Quinn se dit que finalement, vu que pas grand chose le retient dans sa ligne temporelle, il pourrait en profiter à mort : luxure, richesses, femmes… Et tant qu’à faire, si son meilleur pote Danny Reilly pouvait en profiter. C’est ainsi que nos deux génies deviennent des criminels temporels, joyeux lurons qui en profitent à toutes les époques, et foutent un boxon monstre dans l’histoire de l’humanité ! On se retrouve donc avec des scènes abracabrantesques, où des guerriers de Sarmakand en 1504 se retrouvent face à des tanks et des avions de chasse… un joyeux bordel temporel, on vous dit, qui, s’il prête souvent à sourire, lamine tout de même un scénario on ne peut plus décousu et bancal, évidemment plein de paradoxes, trop plein de paradoxes, même. Ainsi, pas une seconde, l’équipe qui les pourchasse et possède la technologie temporelle ne songe à revenir au moment du départ des deux joyeux compères, pour stopper leur fuite en avant. Bah, oui, eux ne sont pas des génies, c'est sans doute pour ça... Bref, du coup, mieux vaut se focaliser sur l’avalanche de scènes d’action que sur le scénario, pour profiter un tant soit peu du splendide dessin de Sean Murphy – de ce côté, impossible d’être déçu !

Note 5.5/10 Si on ne s’ennuie pas dans cet album 100% adrénaline, si quelques passages sont bien funs comme il faut, l’absence d’un scénario cadré et maîtrisé nuit à la qualité de ce nouvel univers pourtant, à la base, plein de possibilités..

 

Posté dans Critiques Comics par Librairie Critic

Couverture :


Résumé éditeur :

D’où vient cet automate qui déambule dans le désert d’une planète inconnue? Découvrez avec lui une étrange société de robots ayant adopté un mode de vie digne des westerns spaghettis!

Entre un inquiétant ingénieur qui traque une étoile égarée et sa propre quête d’identité, notre héros tentera d’apprivoiser du mieux qu’il le peut cette terre hostile qu’est Far Out.

Notre avis.

Des robots et des cowboys, ou plutôt des cowboys-robots, c’est en quelque sorte un début de pitch de rêve pour tout amateur de SF d’aventures déglingos et de dialogues carabinés (si on peut dire). Et il faut donc dire que c’est exactement ce que propose ce premier tome de la série Far Out (Studio Lounak), sorte de post–apo crépusculaire qui nous propose une société d’automates dont la vie dans ce Far Out ressemble à l’ouest américain, il manque juste, pour pousser le bouchon, les vaches mécaniques que les robots cowboys, sur leurs montures lévitantes, mèneraient aux gués d’huile pour s’abreuver. Bref, l’aventure est ici plutôt resserrée sur de l’action pure et dure et un robot amnésique qui, pas de bol, ressemble comme deux gouttes d'eau de liquide de refroidissement à la grosse huile locale, le boss quoi. Il a beau se défendre, le voilà pris entre deux feux, celui du patron, Bukley, et celui de son ennemi intime, un robot ingénieur.
Voilà un premier tome bien sympathique, qui se dévore en un rien de temps. Duels, fusillades, courses poursuites, enlèvements, saloons, personnages à gouaille, traitres, alliés ou fourbes, tout est fait pour nous accrocher dans cet univers, mystérieux et chaud comme un désert du Texas, peuplé de robots (peut-être bien une sorte de décharge où l’humanité aurait rejeté les robots devenus inutiles, qui sait ?) qui ne sont pas sans rappeler l’univers développé par Kibuishi (jusque dans la trogne des robots et certains décors) dans l’excellent Daisy Kutter, le dernier train (ed. Albin Michel, titre honteusement épuisé alors que la mode du steampunk et affiliés bat son plein). Alors, bon, on aime, forcément !

Note 6.5/10 Si on attendra la suite pour se prononcer définitivement (en raison de quelques maladresses dans les dia
logues et une fin un poil rapide), force est de constater que l’on passe un très bon moment de… western SF. Approuvé par Nono le petit robot et ses amis qui se rincent un verre de pt’its clous cul-sec pour fêter ça !

 

Posté dans Critiques BD par Librairie Critic

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Résumé éditeur :

Deux filles blondes comme les blés, un job de vendeuse de cosmétiques à domicile, un mari occupé qui rentre tard du travail... en apparence, Josie Schuller a tout de la mère de famille idéale. Mais elle a un secret : c’est aussi la plus impitoyable des tueuses à gage ! Josie partage son quotidien entre l’entretien de son petit foyer irréprochable et l’exécution d’assassinats de sang-froid pour de dangereux commanditaires. Mais son idée du parfait rêve américain risque bien de se briser lorsque c’est elle qui se retrouve dans la ligne de mire...

Avec Lady Killer, Joëlle Jones et Jamie S. Rich mettent en scène une héroïne surprenante et savoureuse, sorte de Dexter au féminin évoluant dans une ambiance 1950’s proche de Mad Men. Un récit à la fois violent, drôle et provocateur, illustré très à propos par des couleurs pimpantes et un graphisme délicieusement vintage.

Notre avis :

Nouvelle venue chez Glénat Comics qui, depuis quelques mois, sort l’artillerie dans le domaine de la bande dessinée anglo-saxonne, Lady Killer, de Joelle Jones (dessin et scénario) et Jamie S. Rich (scénario), nous narre les aventures/mésaventures d’une housewife pas comme les autres, Josie Schuller, en apparence la femme au foyer parfaite et soumise à sa famille, mais en réalité dangereuse tueuse à gages employée par une mystérieuse organisation qui décide des missions de ses tueurs, dont Josie, le tout dans une amérique très années cinquantes, plutôt bien rendue par le dessin de Jones, quelques iconographies parodiques sous forme de fausses publicités… sanglantes, et des aplats de couleurs simples et efficaces.

Evidemment, tout ne va pas se dérouler au mieux pour Josie dont la double vie va être mise à mal, d’abord par sa belle-mère curieuse et acariâtre, mais aussi par sa propre organisation qui décide d’un seul coup de se débarasser d’elle après qu'elle a foiré une mission. Vous imaginez bien que notre lady killeuse, qui en plus est une adepte de la bonne vieille boucherie sanglante de derrière les fagots, ne va pas se laisser effacer du tableau comme une gentille fifille – ce n’est décidément pas dans son tempérament. S’ensuivent donc une série d’épisodes qui défilent à toute vitesse, où Josie s’emploie à faire le ménage dans son malsain entourage, aidée en cela par d’autres agents "défaillants" de son organisation, plus ou moins volontaires pour l’aider. Même si on trouvera que parfois les auteurs usent, pas ad nauseam toutefois, de nombreuses ellipses pour booster le rythme de l’action, on parcourt l’album avec un petit sourire en coin, quelques réminiscences tarantinesques (de Jackie Brown à Kill Bill) pas désagréables, et un plaisir rarement démenti. L’immersion y est aisée et, si tant est que les flaques de sang et les rebondissements parfois faciles ne vous gênent pas trop, on passe un bon moment avec ce premier volume assez irrévérentieux.

Note 7/10 Lady Killer nous offre sur un plat sanglant un premier tome convainquant. On suivra l’évolution de la série avec intérêt : en tout cas, elle est idéale pour achever l’été... si on peut dire les choses ainsi.

 

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